dimanche 25 avril 2010

Appel à projets du Centre d'études franco-russe



Concours PROJETS & CONFERENCES -
CEFR - 2011

Date limite: 30 juin 2010

Le Centre d’études franco-russe en sciences humaines et sociales de Moscou annonce l’ouverture du concours pour l’obtention d’un soutien aux projets de recherche, colloques et conférences pour l’année 2011. Les informations et les dossiers à remplir se trouvent dans les documents ci-joints.

Le Centre d’études franco-russe de Moscou
http://
www.centre-fr.net/spip.php?article326

samedi 24 avril 2010

Festival du cinéma russe à Bordeaux 7-11 mai 2010



La deuxième édition du festival « Soirées du Cinéma Russe à Bordeaux : Rencontres avec Saint-Pétersbourg » 2010 est organisée dans le cadre d’un grand projet qui sera mis en place à l'occasion de l’« Année France-Russie ».

La ville de Bordeaux y participe activement en coordonnant un programme de manifestations variées mettant en exergue les partenariats développés avec sa ville jumelle, Saint-Pétersbourg, dans les domaines culturel, éducatif, économique, social et sportif.

La deuxième édition du festival « Soirées du Cinéma Russe à Bordeaux » est l’un des projets prioritaires organisés en partenariat par les villes de Saint-Pétersbourg et de Bordeaux.

LE PROGRAMME DU FESTIVAL « Soirées du Cinéma Russe à Bordeaux » 2010 est dédié à la ville de SAINT-PETERSBOURG, sa mission culturelle et sa représentation à l’écran. Les projections des films et les événements spéciaux organisés du 6 au 11 mai 2010 auront lieu dans les salles de projection du Cinéma « MEGARAMA », du Cinéma « UTOPIA », du Cinéma « LE FESTIVAL » de BEGLES, à la Foire Internationale de Bordeaux (8 mai).

  • LE CINEMA RUSSE, UNE RENOMMEE MONDIALE 7, 9, 10 mai 2010 Cinéma « MEGARAMA » Rétrospective de films ayant pour thème la ville de SAINT-PETERSBOURG (en collaboration avec le studio de Saint-Pétersbourg « Lenfilm »)
  • LIBRE PENSEE 9, 11 mai 2010 Cinéma « UTOPIA » Projection d’un film documentaire consacré au grand chef de L'Orchestre du Théâtre Mariinsky de SAINT-PETERSBOURG Valery GERGIEV
  • MERVEILLES DE L’ANIMATION RUSSE 6, 8 mai 2010 Cinéma « LE FESTIVAL » de BEGLES Projection de films d’animation pour les jeunes et pour les adultes

A voir en marge des soirées du cinéma les événements spéciaux: un atelier de peinture et de création cinématographique en plein air (8 mai – Château « Smith Haut Lafitte »), deux expositions - de photographies « LA RUSSIE DANS LE REGARD DE L’ETRANGER » Auteur : Eric Douglas, journaliste (6 – 11 mai 2010, galerie « Oenolimit »), exposition de peintures « LA POESIE DE SAINT-PETERSBOURG ET LA PEINTURE VIVANTE » Auteurs : Alexandre Et Dimitri Petrov (7-11 mai 2010, Mégarama)
Les invités du festival «Soirées du Cinéma Russe à Bordeaux: Rencontres avec Saint-Pétersbourg 2010»:
  • Lidia Bobrova, Réalisateur du Cinéma,
  • Alexandre Petrov, Peintre, Réalisateur de films d'animations, Lauréat d'un Oscar,
  • Sergueï Miroschnichenko, Professeur au VGIK, réalisateur de films documentaires, Lauréat du Prix d'Etat de la Russie
  • Victor Soukhorukov, Artiste du Peuple de la Russie,
  • Yuri Arabov, Ecrivain, Scénariste, Alexandre Pozdniakov, Réalisateur de films documentaires, spécialiste de Cinéma, Dmitri Petrov, Cinéaste et peintre, lauréat de l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg,
  • Eric Douglas, Journaliste, France – USA – Russie,
  • Olga Agrafenina, Directrice adjointe du studio LENFILM et productrice, Represantante de la Direction des Programmes Culturels “Centre Festival”
Une délégation de cinéastes viendra spécialement de Russie à la rencontre du public.

Pour plus de renseignements : http://cinemarusse.blogspot.com/

vendredi 23 avril 2010

Appel à contribution: Les Slaves et l'Orient


REVUE EN LIGNE SLAVICA BRUXELLENSIA N°7

Les Slaves et l'Orient

Appel à contribution

Date limite : 15 juin 2010


La spécificité de Slavica Bruxellensia tient à son approche transculturelle et transdisciplinaire des littératures, cultures et histoires slaves. Privilégiant une perspective comparative, elle se propose d'étudier les contacts culturels entre les peuples slaves dans leur espace géographique comme dans leur rapport au reste du monde.

La rédaction de Slavica Bruxellensia vous invite à contribuer à la constitution du septième numéro qui sera consacré aux rapports entre les Slaves et l'Orient. Autrement dit, il s'agira approfondir la question des interactions, des contacts entre deux sphères très particulières : d'une part, les Slaves, un groupe ethnique, dont les membres sont liés par une origine commune et une parenté linguistique, et, d'autre part, l'Orient, une région très vaste du monde qui recouvre toute l'Asie et qui est composée d'une mosaïque de peuples, de langues et de cultures. Cette thématique peu explorée est tant une invite à sortir des sentiers battus de la slavistique qu'un appel à combler des vides de la recherche. Il n'existe effectivement aucune genèse détaillée des contacts entre les Slaves et l'Orient, certains faits portant sur l'Antiquité ou le Moyen Âge étant même encore contestés. Pourtant, ce sujet d'étude s'impose par lui-même pour des raisons géographiques, mais aussi historiques voire généalogiques. Rappelons entre autres l'origine antique des Slaves, leurs migrations, les Russes et Byzance, les invasions tataro-mongoles, l'expansion dès les 16e et 17esiècles des Slaves orientaux vers l'est et le sud qui a fait des Russes les voisins directs des peuples d'Asie centrale et de l'Extrême-Orient, la « slavianisation » des Balkans, le joug turc sur les Slaves du sud, les voyages en Orient, l'Orient soviétique, la Bulgarie et l'Orient, les mythes sarmate et lusacien, etc.
  • La revue publiera des articles scientifiques ainsi que des recensions de livres publiés en 2010 ou en 2009.
  • L'appel à contribution pour l'envoi d'articles scientifiques s'adresse exclusivement aux docteurs et aux doctorants. Par contre, il n'y a aucune restriction concernant les recensions.
  • Pour plus d'information sur les consignes d'écriture, voir les « Recommandations aux auteurs » sur http://www.ulb.ac.be//philo/slavistique/SB.html
  • Les propositions d'articles (environ 20 lignes) et de recensions (références du livre) sont à envoyer à : slavica.bruxellensia@ulb.ac.be avant le 15 juin 2010.
  • Les articles et les recensions seront à envoyer pour le 1er septembre 2010.

jeudi 22 avril 2010

Base de données Audio-lingua pour l'apprentissage des langues


Audio-lingua est une base de données collaborative de fichiers audio authentiques, enregistrés par des locuteurs natifs et libres de droits pour une utilisation pédagogique ou personnelle.

Un an après, ce site de podcasts pour l’entraînement de la compréhension de l’oral s’est enrichi et propose maintenant également l’italien et le russe.

A ce jour, le site propose 800 ressources que l’on peut écouter directement en ligne, télécharger une par une ou alors podcaster. Il est alors possible de s’abonner à tous les niveaux d’une langue ou de sélectionner un ou plusieurs niveaux précis.

Toutes les ressources sont classées par niveau du cadre, tranche d’âge et sexe du locuteur, durée (la durée maximale est de deux minutes) et indexées par mots-clés thématiques pour une recherche rapide. Un court résumé annonce le contenu du fichier mp3.

Chacune et chacun peut contribuer au succès de cette initiative!

Et en premier lieu, les professeurs de langues. Car Audio-Lingua a été créé par des professeurs de langues conscients de la nécessité d’offrir à leurs collègues la possibilité d’avoir recours à une banque de fichiers audio authentiques, téléchargeables et libres de droits.

Bien entendu, un adolescent, un adulte, toute personne ayant envie d’envoyer ses enregistrements peut le faire car tout le monde est le locuteur natif d’au moins une langue, ne serait-ce que le français !

Comment peut-on contribuer ?
1. En réalisant des enregistrements en format mp3 et en les envoyant grâce au formulaire que vous trouverez dans "proposer des ressources". Vous pouvez vous enregistrer, enregistrer vos amis, vos élèves, vos collègues, chacun dans sa langue maternelle.
2. Mais aussi en diffusant l’information et en demandant à vos collègues français ou étranger de contribuer à enrichir ce site. Pensez notamment aux listes de diffusion de professeurs de langues en France ou à l’étranger.

Comment peut-on effectuer des enregistrements ?
A l’aide de votre ordinateur équipé d’un micro et d’un logiciel d’enregistrement, comme par exemple AUDACITY (gratuit). Vous pouvez aussi utiliser un dictaphone numérique, la qualité du son est tout à fait suffisante. Vous pouvez faire parvenir vos fichiers au format mp3.

mercredi 21 avril 2010

Lettre du centre d'études slaves

La Lettre du Centre d'études slaves propose trois fois par an aux slavisants et, d'une manière générale, à tous ceux qui s'intéressent à l'Europe centrale, orientale et balkanique des informations sur les séminaires et conférences, les colloques et congrès, l'actualité du livre, etc. Outre la version papier disponible sur simple demande, la LCES est consultable avec ses archives sur le site internet : www.etudes-slaves.paris-sorbonne.fr.
Soucieux d'enrichir les pages rédactionnelles de la LCES, nous lançons un appel à contributions à tous ceux qui, enseignants ou chercheurs, sont concernés par les études slaves. Si vous souhaitez diffuser des informations, présenter un établissement, un centre de recherche, un périodique ou un site web spécialisé, un cycle d'enseignement, un programme d'étude en cours, annoncer un colloque ou une soutenance de thèse, rendre compte d'une manifestation scientifique, n'hésitez pas à prendre contact avec nous* :
LCES - Rédaction 9 rue Michelet, 75006 Paris Téléphone: +33 (0)1 43 26 66 00
Courriel: Revue.etudes-slaves@paris-sorbonne.fr
* Date limite de remise des textes pour la prochaine LCES : *10 mai 2010. *

mardi 20 avril 2010

Pouchkine illustré


Ouvrage collectif avec les collaborations de Olga Medvedkova, Georges Nivat, Sergueï Fomitchev, Pascale Melani, Valérie Pozner et André Marcowicz

  • 256 pages,
  • 210 illustrations,
  • 28 €
  • coédité avec la Bibliothèque universitaire de Strasbourg
  • à paraître le 12 mai 2010.

La Semaine polonaise de Toulouse : Chopin – correspondances, du 26 au 30 avril 2010


Actions culturelles pluridisciplinaires

menées par la Section de Polonais

de l'Université de

Toulouse II - le Mirail


CHOPIN - correspondances

19e édition
Toulouse, du 26 au 30 avril 2010

Cette année la Semaine polonaise célèbre
Frédéric Chopin.




Liste des éditions des Semaines polonaises:

http://www.semainepolonaise.fr/

samedi 17 avril 2010

Appel à communication: Colloque du CLARE "La Mélancolie"



APPEL À COMMUNICATIONS

Colloque La Mélancolie à la MSHA,

Pessac, 2-3-4 mars 2011

De l’antiquité au 18ème siècle, on a longtemps considéré la mélancolie comme une tristesse prolongée qui provenait d’une humeur corrompue. Dès le départ, avec la thèse humorale de la mélancolie, une humeur naturelle du corps engendre des représentations imaginaires : la bile noire a partie liée avec la nuit, la mort, un poison, un feu sombre, une matière lourde qui enténèbre l’esprit.

Depuis la fin du 18ème, la mélancolie a fasciné les écrivains de la modernité. Elle peut encore être présentée en tant que pathologie, mais aussi comme une affection de l’esprit. Les effets de cette mélancolie seront étudiés à travers la vision du monde de chaque artiste. Dans ce chassé croisé entre l’âme et le corps, le métaphysique et le physique, la mélancolie demeure le plus souvent insaisissable. On continue d’interroger la mélancolie pour savoir si sa souffrance est somatique ou psychologique. Vue de l’extérieur, la mélancolie pourraît être une pathologie, vue de l’intérieur, c’est une façon d’appréhender et d’habiter le monde.

Il ne faut pas confondre la mélancolie et l’ennui, même si ces deux notions peuvent être étroitement liées. Comme l’ennui, la mélancolie a un lien avec le vide, l’absence. Mais ce vide est plutôt ici une béance, il s’exprime dans l’excès. La mélancolie creuse la hantise de vide au sein de la vie. Comme l’ennui on peut définir la mélancolie dans un rapport au temps, mais ce n’est pas le même. Le mélancolique est incapable de prendre en compte le présent. Il peut osciller entre la nostalgie du passé et les chimères de l’avenir. Il voit s’effondrer le fondement même de son présent.

Il sera intéressant d’étudier la double pente de la mélancolie : colérique et élégiaque, polémique et nostalgique. Il paraît essentiel d’approfondir le lien entre mélancolie et nostalgie. Il convient de distinguer la mélancolie de la nostalgie (qui peut être une dimension de la mélancolie), de la folie aussi même si dans ses excès la mélancolie peut conduire jusqu’aux portes de la folie.

La mélancolie moderne est le pressentiment qu’aucune harmonie ne peut plus rassembler et ordonner les fragments du réel, les éclats dispersés du visible, elle est conscience qu’aucune loi d’ensemble ne peut délivrer le sens du réel, de la nature, l’identité de l’originel.

Il faudra aussi se pencher sur la passionnante quête de l’écriture de la mélancolie qui s’exprime dans un double mouvement de construction et d’abolition. Le présent glisse déjà dans un jadis qui signale l’impossibilité de s’inscrire dans le présent.

  • Le colloque aura lieu à la MSHA les 2, 3 et 4 mars 2011.
  • Date limite d'envoi des propositions de communication: le 15 juin 2010
  • Contact: Gérard Peylet : gerard.peylet@u-bordeaux3.fr

Conférence à Genève en mai 2011 sur les représentations historiques et la réécriture du passé dans la Russie post-soviétique


Université de Genève Institut Européen 2 rue Jean-Daniel Colladon - CH-1204 Genève Tél. 022 379 78 50 - Fax 022 379 78 52 www.unige.ch/ieug

APPEL À COMMUNICATIONS
Conférence internationale Genève, 12-13 mai 2011
Les représentations historiques
et la réécriture du passé
dans la Russie post-soviétique

Dans les pays « postcommunistes » d’Europe centrale et orientale, la quête d’une nouvelle construction nationale et la légitimation des nouveaux pouvoirs s’est appuyée, et continue de s’appuyer à des degrés divers, sur une réécriture du passé et une réinterprétation de faits ou de personnages historiques. Si les dirigeants politiques jouent un rôle important dans ce processus, les intellectuels (universitaires, journalistes, écrivains, artistes, etc.) font, eux aussi, « usage » du passé. Parallèlement, les opinions publiques ont suivi des évolutions très rapides, de sorte que les visions officielles de l’histoire, constitutives des régimes communistes, ont laissé la place à des représentations multiples du passé, puisant aussi bien dans les traditions nationales que dans les influences extérieures, notamment occidentales. Ainsi, les forces politiques, les élites intellectuelles et les opinions ont toutes été engagées dans un processus de réévaluation du passé, sans qu’il soit toujours facile d’y discerner la part de responsabilité de chacune d’entre elles. La Russie ne fait pas exception. La perestroïka, puis l’éclatement de l’URSS en août 1991 ont entraîné l’historiographie dans une crise profonde. Les schémas d’explication historique de l’époque soviétique ont été massivement rejetés, l’interprétation marxiste-léniniste de l’histoire vouée aux gémonies. Durant la perestroïka, la réévaluation de l’histoire a été rapide, et son réexamen permanent a laissé les enseignants d’histoire livrés à eux-mêmes. Il s’agissait désormais, selon l’expression de Gorbatchev, de combler les « taches blanches » de l’histoire russe. La crise fut si importante qu’en mai 1988, les examens d’histoire et les programmes obligatoires furent supprimés dans les écoles. Durant la période qui s’étend de la perestroïka au début des années 1990, les années staliniennes étaient le plus souvent perçues comme une période de terreur, d’épreuves et d’annihilation de l’individu. Lénine était dépeint comme le créateur d’un système désormais perçu comme criminel. Le mythe fondateur de la « Grande Révolution socialiste d’Octobre » était souvent représenté dans les nouveaux manuels scolaires d’histoire comme un « accident de l’histoire », dont les bolcheviks avaient pu profiter en raison du manque de perspicacité et d’audace politique des autres dirigeants politiques. Parallèlement, une image idéalisée de la Russie de l’Ancien Régime, y compris de sa monarchie, s’installait peu à peu. La période de l’URSS était en quelque sorte mise entre parenthèses, ce qui permettait d’opérer une continuité historique entre l’époque prérévolutionnaire et postsoviétique. Comme le démontrent des études réalisées par des chercheurs tant russes qu’occidentaux, une évolution s’est produite dans la représentation du passé soviétique au cours des années 1990. Alors que la Russie traversait une crise sociale, politique et économique profonde, les 2 images du passé soviétique semblaient aux yeux de larges couches de la population moins sombres à mesure qu’elles s’éloignaient dans le temps. C’est ainsi que la période soviétique a peu à peu été réintégrée dans la mémoire historique : l’époque de Brejnev tout d’abord, mais aussi, progressivement, la figure de Staline et l’époque stalinienne. Dès le milieu des années 1990, selon de nombreux sondages, Staline était perçu par un nombre croissant de citoyens russes comme un des plus grands chefs d’État du XXe siècle et comme le maître d’œuvre de la « Grande Victoire ». Cette évolution a également été constatée du côté des élites, que ce soit dans le monde politique ou les médias. Dès le début des années 2000, l’idée d’un pays victorieux et puissant est devenue centrale pour le nouveau pouvoir politique, qui, en refondant sa légitimité, en est venu à s’intéresser de plus près à la vision du passé. Ainsi, dès le début de son mandat présidentiel, Vladimir Poutine a manifesté de l’intérêt pour le contenu des manuels scolaires d’histoire russe, en particulier en ce qui concerne les XXe et XXIe siècles. Il ne s’agit plus de souligner les « aspects négatifs de l’ancien système », mais de susciter chez l’écolier un sentiment de fierté à l’égard de l’histoire de son pays. Aussi bien dans les médias que dans les productions pédagogiques, voire dans l’écriture de l’histoire de façon générale, les grands axes et moments de la politique stalinienne sont présentés sur un mode de justification et de légitimation. La publication depuis 2007 de certains manuels d’histoire faisant partie d’un important projet d’élaboration de nouveaux standards d’éducation au niveau fédéral, le décret présidentiel de mai 2009 sur la création d’une Commission de lutte contre les tentatives de falsification de l’histoire, tels sont les exemples les plus récents, de l’avis de nombreux historiens, sociologues, politistes ou journalistes russes, de la tentative du pouvoir politique qui chercherait à définir les lignes directrices du discours historique. Par ailleurs, à côté de la réévaluation positive de Staline et de sa politique de « modernisation forcée » de l’URSS, perceptible dans les nouveaux manuels scolaires, des gestes qui en prennent le contre-pied, telle la présence de Vladimir Poutine en 2007 à Boutovo (lieu de commémoration annuelle des grandes purges staliniennes) ou les propos du président Dmitri Medvedev, le 30 octobre 2009 (journée commémorative des prisonniers politiques), suscitent des interrogations et des interprétations diverses de la part des observateurs russes et étrangers. Les représentations historiques et la réécriture du passé dans la Russie post-communiste, tel sera l’objet de la conférence pluridisciplinaire et internationale qui se tiendra à Genève sous l’égide de l’Institut Européen (groupe d’Études des pays d’Europe centrale et orientale - GEPECO) et de la Faculté des Lettres (unité de russe et unité d’histoire contemporaine) de l’Université de Genève en mai 2011. On s’efforcera d’examiner les grandes tendances et les évolutions des représentations historiques depuis la chute du communisme. Périodes historiques concernées. Même si les images et interprétations du XXe siècle recevront par la force des choses une attention maximale, aucune période de l’histoire de la Russie/URSS ne sera exclue, pour autant qu’elle fasse l’objet de réinterprétations.

Aires géographiques. Il s’agira de s’interroger sur les représentations de l’histoire russe et soviétique. Les représentations de l’histoire dite « universelle » (extérieure au monde russo-soviétique) n’entreront dans le champ de réflexion que lorsqu’elles impliquent la Russie : relations internationales (par exemple germano-soviétiques, soviético-américaines, russo-japonaises…), pays englobés à un moment ou à un autre par l’Empire russe ou l’Union Soviétique (par exemple, Pologne-Lituanie, pays baltes, Ukraine, Caucase et Transcaucasie, Bessarabie/Moldavie, Asie centrale…) ou compris dans sa sphère d’influence (par exemple, Tchécoslovaquie, Afghanistan…).

On prendra comme objets d’analyse les discours politiques, les médias (presse, radio, télévision, internet), les phénomènes d’opinion publique, l’enseignement de l’histoire (manuels, programmes, etc.), les productions littéraires et artistiques et, de façon générale, toute diffusion des représentations historiques. En règle générale, on ne s’attachera aux productions savantes que dans la mesure où elles ont fait ou font l’objet d’utilisations, de diffusions ou de réactions publiques, positives ou négatives.

On prêtera une attention particulière aux moments les plus significatifs de l’histoire (guerres, révolutions, industrialisation, modernisation, collectivisation, répression politique et sociale…) ainsi qu’aux personnalités historiques (chefs d’État, commandants militaires, personnalités politiques diverses…). On s’intéressera également aux différents lieux (institutions, partis, groupes politiques, associations, milieux sociaux, sites Internet…) producteurs de représentations et d’opinions historiques.

La conférence réservera également une part importante aux conséquences des usages politiques de l’histoire sur les relations de la Russie avec des pays tels que l’Ukraine, les pays baltes ou la Pologne, où les lectures actuelles de l’histoire, notamment celle de la Seconde Guerre mondiale, s’opposent à certaines lectures faites en Russie.

  • Les propositions de communication, en français ou en russe, devront parvenir avant le 30 mai 2010 à Korine Amacher (korine.amacher@unige.ch) et Wladimir Berelowitch (wladimir.berelowitch@unige.ch). Cette proposition comprendra : - le nom de l’auteur, - le titre de la communication, - un résumé d’environ 500 à 2000 signes, espaces compris (ou 80 à 300 mots), - un bref curriculum vitae.
  • Notification d’acceptation des propositions : 30 juin 2010.
  • Les langues du colloque seront le français, le russe et l’anglais.
  • Les frais de séjour seront pris en charge par les organisateurs. Les participants demanderont à leur institution le remboursement de leurs frais de voyage. En cas de refus, les organisateurs s’efforceront de les aider dans la mesure des moyens disponibles.
  • Les actes du colloque seront publiés.

Institutions organisatrices : Université de Genève : Institut Européen (groupe GEPECO) et Faculté des Lettres (unité de russe et unité d’histoire contemporaine). Avec le concours de l’Association Memorial (Moscou), du GARF (Moscou), des Éditions Rosspen (Moscou) et du CERCEC (EHESS/CNRS, Paris). Comité scientifique du colloque : Korine Amacher (Faculté des Lettres/Institut Européen, Genève), Wladimir Berelowitch (Faculté des Lettres/Institut Européen, Genève), Alain Blum (CERCEC, Paris), Christoph Conrad (Faculté des Lettres, Genève), Jean-Philippe Jaccard (Faculté des Lettres, Genève), Sergueï Mironenko (GARF, Moscou), Arseni Roginski (Memorial, Moscou), Andreï Sorokine (Éditions Rosspen, Moscou). Date du colloque : 12-13 mai 2011

jeudi 15 avril 2010

Concours "A l'Est de l'Europe" Université Paris IV


Exercez votre créativité :

Participez nombreux

au

Concours « À l’Est de l’Europe IX »

Des prix seront attribués.

Règlement du concours

Article 1 : L’UFR d’Études slaves de l’Université de Paris-Sorbonne, l’Association Henri Durand et le Service Culturel Des Étudiants de l’Université de Paris-Sorbonne organisent un concours sur le thème :

« À l’Est de l’Europe IX »

Sont concernés tous les aspects de la vie des pays de l’Europe centrale et orientale. Le concours est ouvert à tous les étudiants et tous les personnels IATOS et de bibliothèque des établissements supérieurs français et aux étudiants francophones.

Article 2 : La forme de la création sera littéraire (nouvelle, poésie, scénario développé...). Les textes proposés comporteront 20 pages maximum en français dactylographiées, de 1500 signes chacune. Il s’agira d’œuvres originales inédites portant un titre. Les candidats fourniront quatre exemplaires de ce texte obligatoirement signé d’un pseudonyme. Les exemplaires ne seront pas retournés à leur auteur. Les œuvres audiovisuelles ou radiophoniques devront être originales, inédites, portant un titre. Les candidats en fourniront quatre exemplaires obligatoirement signés d’un pseudonyme.

Article 3 : Les œuvres, envoyées en quatre exemplaires, seront accompagnées, sous enveloppe cachetée, d’un feuillet comportant le nom et l’adresse du candidat, d’une déclaration manuscrite attestant que ces travaux n’ont jamais été publiés ou diffusés, ainsi que la photocopie de la carte d’étudiant ou professionnelle, du curriculum vitae et de la liste des publications et réalisations éventuelles de l’auteur.

Article 4 : Le jury composé du Président de l’Université ou de son représentant, de membres de la Commission du Fonds de Solidarité des Initiatives Étudiantes, d’universitaires, d’étudiants, d’écrivains, de journalistes spécialistes, et d’artistes, se réunira à l’issue du concours pour désigner les lauréats. Trois prix seront attribués. Les meilleurs textes feront l’objet d’une publication dans les Cahiers slaves de la Sorbonne. Proclamation des résultats en juin 2010.

Article 5 : La participation au concours implique l’acceptation du présent règlement.


DATE LIMITE DE CANDIDATURE :

14 MAI 2010


L’envoi est à adresser à (le cachet de la Poste faisant foi) :

Service Culturel Des Étudiants

Université de Paris-Sorbonne (Paris IV)

1, rue Victor Cousin –75005 Paris.


Renseignements: Aurélie Rouget-Garma Aurelie.Rouget-Garma@paris-sorbonne.fr


mardi 13 avril 2010

Jobs d'été à Québec


La ville de Québec propose 4 emplois d'été pour des jeunes de plus de 18 ans, pour une période de 8 semaines :
  • 1 emploi de bureau : du 28 juin au 20 août 2010,
  • 3 emplois d'animateur en centre de loisirs : du 21 juin au 13 août 2010 (BAFA souhaité).
La ville de Bordeaux accueille également quatre jeunes québecois au sein de ses services aux mêmes périodes.

Pour tout renseignement, consultez le site de la Mairie de Bordeaux.

L'année France-Russie à Bordeaux


Retrouvez le programme complet des manifestations sur le site de la Mairie de Bordeaux.


lundi 12 avril 2010

A lire dans la presse

Le Figaro sort un supplément spécial Russie en collaboration avec Rossiiskaia Gazeta aux dates suivantes:
  • 21 avril
  • 19 mai
  • 16 juin
Rappel: Deux numéros ont déjà été publiés et sont en ligne. A retrouver en ligne si vous avez manqué la version papier:


Testez votre russe!


Testez en ligne vos compétences en russe pour passer le TRKI sur ce site:

http://www.sras.org/online_russian_testing


TRKI: test po russkomu jazyku kak inostrannomu


УРОВНИ ВЛАДЕНИЯ РУССКИМ ЯЗЫКОМ КАК ИНОСТРАННЫМ

Элементарный уровень

Успешная сдача теста этого уровня свидетельствует о минимальном уровне коммуникативной компетенции, удовлетворяющем элементарные коммуникативные потребности в ограниченном числе ситуаций повседневного общения.

Базовый уровень

Успешная сдача теста этого уровня свидетельствует о начальном уровне коммуникативной компетенции, удовлетворяющем коммуникативные потребности в социально-бытовой и социально-культурной сферы общения.

Первый уровень

Успешная сдача теста этого уровня свидетельствует о среднем уровне коммуникативной компетенции, удовлетворяющем коммуникативные потребности в социально-бытовой, культурной, учебной и профессиональной сферах общения в соответствии с Государственным стандартом русского языка как иностранного. Наличие этого сертификата необходимо для поступления в вузы и для ведения профессиональной деятельности на территории России.

Второй уровень

Успешная сдача теста этого уровня свидетельствует о достаточно высоком уровне коммуникативной компетенции, удовлетворяющем коммуникативные потребности в достаточно широком круге ситуаций культурной, учебной и профессиональной сферах деятельности.

Третий уровень

Успешная сдача теста этого уровня свидетельствует о высоком уровне коммуникативной компетенции, позволяющем свободно общаться во всех сферах коммуникации, заниматься научно-исследовательской деятельностью на русском языке и преподавать на курсах русского языка начального этапа обучения.

Четвертый уровень

Успешная сдача теста этого уровня свидетельствует о свободном владении русским языком, близком к уровню носителя языка.

ТЕСТИРОВАНИЕ ИНОСТРАННЫХ ГРАЖДАН ПО РУССКОМУ ЯЗЫКУ КАК ИНОСТРАННОМУ

Входное тестирование

Тест ТРКИ-I проходят лица, поступающие на программы профессионального высшего образования во ВГУЭС.

Итоговое тестирование

Тест ТРКИ-2 проходят лица, получающие дипломы бакалавра, специалиста, магистра, а также кандидаты наук гуманитарного (за исключением специалистов-филологов, переводчиков, редакторов, журналистов, дипломатов, менеджеров, ведущих свою профессиональную деятельность в русскоязычном коллективе), инженерно-технического, естественно-научного профилей.

Тест ТРКИ-3 проходят лица, получающие дипломы бакалавра-филолога, а также дипломы бакалавра, специалиста, магистра, кандидата наук гуманитарного профиля по следующим специальностям: переводчик, редактор, журналист, дипломат, менеджер, ведущий свою профессиональную деятельность в русскоязычном коллективе.

Тест ТРКИ-4 проходят лица, получающие диплом магистра-филолога, а также диплом кандидата филологических наук.

Примечание:

Лица, владеющие русским языком на достаточно высоком уровне, могут пройти входное тестирование по программам ТРКИ-2,3,4. При успешном прохождении теста они могут быть освобождены от занятий по практическому русскому языку. В этом случае входной тест засчитывается как итоговый.

dimanche 11 avril 2010

Exposition "De Transverses à Transsibériades" à la base sous-marine



Dans le cadre de la 19e édition des Itinéraires des photographes voyageurs, une rétrospective est consacrée au photographe Klavdij Sluban, originaire de Slovénie. Un voyage dans le Far East, mais aussi en Haïti et dans les Caraïbes. Du 1er au 25 avril, du mardi au dimanche, 14h-19h, le samedi 13h-19h. Base sous-marine, boulevard Alfred-Daney, Bordeaux.


samedi 10 avril 2010

Exposition et Concert Cour Mably




Le service culturel de la Mairie de Bordeaux nous informe de deux manifestations accueillies à la Cour Mably/Salle Capitulaire, d'accès gratuit, portées par la Ville de Saint-Pétersbourg :
  • du 1er au 9 mai, l'exposition "Notre Petersbourg" : sélection d'œuvres du mouvement pétersbourgeois Mitki et de photographies contemporaines autour de Saint-Pétersbourg. Accès libre, ouvert tous les jours (y compris le dimanche) de 13h à 19h.
  • le 7 mai, deux concerts du Terem quartet (http://www.terem-quartet.ru/), à 14h30 et 20h : musique populaire russe. Le quartet invitera également une soliste du théâtre Mariinsky et de jeunes choristes. La séance de 14h30 est destinée notamment à accueillir les publics scolaires.
Réservations:
05 56 79 39 56